Christophe Mali

Christophe Mali
photo prise par nous


Christophe Mali est en concert du 11 au 15 avril à l'Européen de Paris et c'est pas encore complet apparemment donc profitez de ces derniers jours pour réserver !
No
us on aurait bien voulu y allé dans cette salle mais bon Lili est en vacances en ce moment donc on a pas pu s'organisé pour l'Européen mais bon on ira normalement au concert du 9 juin à Ivry et puis c'est moins cher cher donc tant mieu :D

Au
passage j'dis juste que le site d'astérios présente plusieurs artistes intéressants, et nombreux de ces artistes passent à l'Européen, cette salle reste une bonne salle qui passe de bonnes choses dans l'ensemble. Enfin bon voilà artistes sympas, salle sympa et pas trop grande.

Les dates de concert de Christophe Mali :

vrier
01 - Rockstore - Montpellier (34) - (+ Joyeux Urbains)
02 - Le Local - Montauban (89) - 19h00 - 9¤
03 - Poste à Galène - Marseille (13)
10
- Salle Ochs - Metz (57) - (+ Clarika)
17 -
Galerie Rouje - Québec (Canada) - 21h00
18 -
5ème Salle de la Place des Arts - Montréal (Canada)- 19h00
2
5 - festival Free Sons Divers - Les Herbiers (85)

Mars

10 -
Bateau Ivre - Tours (37) - 20h30 - 8¤ / 10¤ / 12¤
14 -
Cirque Jules Vernes - Amiens (80) - (1ère partie Cali)
17 - festival Les Murs Ont Des Oreilles - Moulins (03)
1
8 - Casino Théâtre - Genève (Suisse)
2
4 - La Nef - Angoulème (16) - (1ère partie Arthur H)
25
- Barbey Rock School - Bordeaux (33) - (1ère partie Arthur H)

A
vril
1
1 - Festival Mythos - Rennes (35)
Du
12 au 15 - Européen - Paris (75)
2
2 - Le Firmament - Firminy (42)

Mai
0
4 - Salle Doussineau - Chartres (28)
05 - Théâtre - Longjumeau (91)
09 - Festival En Solo Ou Presque - Roubaix (59)
13 - Maison de Quartier des Coteaux - Cergy (95)
1
9 - Le Coliseum - Charleroi (Belgique)
20 - L'entrepot - Arlon (Belgique)
21 - Le Centre Culturel - Liège (Belgique)
2
3 - Festival Alors Chante ! - Montauban (82)
25
- Festival Les Francomanias - Bulle (Suisse)
2
6 - JDM Festival - Bulligny (54)
27 - Festival Génération Brassens - Crespières (78)

Juin
03 - Festival Sem'Rock - Annecy (74)
0
9 - Le Tremplin - Ivry-sur-Seine (94)
1
0 - Festival Energissimo - Brumath (67)

# Posté le lundi 10 avril 2006 06:16

Modifié le mardi 17 juillet 2007 06:29

Désert rebel

Désert rebel
photo de Désert Rebel prise par nous


Pendant la pose Tryo, Guizmo se consacre en partie à Désert Rebel, C'est un groupe à découvrir, intéressant et dans une bonne ambiance j'pense. En voyant quelques extraits sur le site de Désert Rebel, on a plutôt bien envie d'aller voir ça en concert (ils seront d'ailleurs en concert le 26 mai au Cabaret Sauvage)


Desert Rebel, projet musical solidaire.

Le
projet Desert Rebel, initié par Farid Merabet, l'imprésario des Bérurier Noir, et François Bergeron, réalisateur de leur DVD, est né à la suite d'un voyage au Mali et de la rencontre avec le groupe touareg du Niger Takrist n'Akal et de son leader Abdallah Oumbadougou, porte-parole emblématique de la rébellion touarègue.

Des moments magiques en plein désert en compagnie des musiciens touaregs branchant leurs guitares électriques sur la batterie de 4-4 pour quelques concerts improvisés donnent envie de faire connaître ces bluesmen des sables. Entre le désir d'échapper aux contraintes de la télévision de divertissement et des circuits de distribution de l'industrie musicale standard, l'idée d'un projet culturel solidaire, dont les bénéfices seraient répartis entre partenaires du Nord et du Sud, s'élabore sur le modèle du commerce équitable.

A
u Festival d'été de Québec en 2004, Farid et François rencontrent Guizmo de Tryo et d'autres artistes sensibles à ce type de projet. En mars 2005, avec Amazigh Kateb (Gnawa Diffusion), Gyzmo (Tryo), Daniel Jamet (Mano Négra), ils se rendent dans les dunes du Nord Niger à la rencontre d'Abdallah Oumbadougou et de ses musiciens. Des liens musicaux et humains se nouent aussitôt, musiciens français et touarègs élaborent ensemble des morceaux qui rencontrent un succès immédiat lors d'une mini-tournée locale.

Deux m
ois après leur rencontre aux Niger, les membres de ce nouveau collectif, Desert Rebel, auquel viendront se joindre Sally Nyolo du groupe Zap Mama, Imhotep du groupe IAM, Junior Cony, Benj Sportes se retrouvent en Bretagne dans le studio de Guizmo, pour peaufiner et enregistrer les chansons nées dans les dunes.

Dep
uis, ils se sont produits en concerts dans de nombreux festivals, de Québec aux TransMusicales de Rennes en 2005, et leur programme 2006 est déjà très chargé.

L
eur rêve serait d'éditer un album distribué par le réseau des points de ventes spécialisés dans le commerce équitable. Un système qui permettrait de reverser une taxe de 6 % aux musiciens touaregs, favorisant ainsi des projets de développement locaux (écoles de musique,studio image et son,sites Internet, etc.)

Si les musiciens du Sud ne perçoivent pas d'argent sur la vente des CD qu'ils enregistrent, ils devraient être intéressés aux droits d'exploitation en Europe, sur le modèle du commerce équitable qui permet aux petits exploitants de recevoir leur dû et de développer des projets locaux.

# Posté le lundi 10 avril 2006 06:27

Modifié le mardi 17 juillet 2007 06:34

La main verte, Armistick

La main verte, Armistick
photo prise par nous



R
ien à dire de plus que ces extraits d'interview du groupe.

"Lorsque nous avons noncé les taxes sur le tabac et le fait qu'elles puissent ensuite être utilisées pour l'armement, (comme nous pensons également que l'herbe est moins nocive à la santé), nous ne militions pas pour que tous les jeunes se droguent comme certains journalistes l'ont laissé penser.
N
ous exprimions notre opinion. Libre à chacun ensuite de fumer, de se préparer un cancer et de voir partir son argent en armes qui tueront d'autres personnes également."

"
Ca fait partie de notre quotidien et de celui de beaucoup de gens. Faut arter l'hypocrisie générale parce qu'elle sert les politicards et les maffieux. C'est clair que quand Chirac rencontre Hassan II, il parle du prix de la savonnette. On encourage les petits producteurs de cannabis. Légaliser permettrait une meilleure quali des produits."

C
ette chanson est plut connue aujourd'hui :

La main verte :

J
'ai pensé que peut-etre
On po
urrait nous permettre
D
e fumer nos pètes
J'ai
pensé que le bien être
Se retrouve dans la fête
Et q
ue ce commerce fait recette
"
Va te faire mettre!"
J'
ai compris en fumant
Qu
e fumer c'est de l'argent
Et
que j'en donne à des gens
Qu
i allègrement amassent les
Ba
gues en diamant
Su
r le dos de pauvres paysans
Alors c'es Bang Bing Boum!J'ai la solution
Des
tones de graines pour des hectares de plantation
Fa
ites fleurir les jardins, decorer les balecons
Expliquez à vos voisins que fumer vous coute de pognon
Je
veux fumer de l'herbe de qualité
B
oucher le trou de la sécu en fumant mon tarpé
Ne plus transpirer à chaque contrôle d'identité
Qu'o
n arrête de m'considérer comme un drogué
Alors
c'est Bang Bing Boum!J'ai la solution
D
es tones de graines pour des hectares de plantations
De Ma
rs à Octobre c'est la bonne saison
Y a pluqu'à espérer qu'on arrache pas tous mes pieds!!
J'
ai pensé que peut-être
T
outes ces tunes malhonnêtes
Servent à nos dirigeants
Qui
s'entêtent et répètent
A dire que la fumette
C
'est pas bon pour les gens
J'
ai compris qu'pour chichon
Tu
peux aller en prison
Q
ue l'alcool tue à foison
Que
si la légalisation
N'es
t pas le mot d'ordre de ces bouffons
C'e
st qu'ils ont de bonnes raisons
Alo
rs c'est Bang Bing Boum!J'ai la solution
Des t
ones de graines pour des hectares de plantations
Fai
tes fleurir les jardins,décorer les balcons
Ex
pliquez à vos voisins que fumer vous coute du pognon
Je ve
ux fumer de l'herbe de qualité
Bouch
er le trou de la sécu en fumant mon tarpé
Ne p
lus transpirer à chaques contrôles d'identité
Qu'on arrête de m'considérer comme un drogué
A
lors c'est Bang Bing Boum!J'ai la solution
Des
tonnes de graines pour des hectares de plantations
De Mars à Octobre c'est la bonne saison
Y a plus qu'à espérer qu'on arrache pas tous mes pieds
Alo
rs c'est Bang Bing Boum...


En restant dans le sujet, une chanson de M'Panada :

Armistick :

Moi
j'plante pas des lois
J'fais germer des plantes qui n'en méritent pas
Nos
journées sont dures vous n'trouvez pas
Q
u'un bon p'tit beuz détendrais tout ça
Mo
i j'plante par conviction
J'
veux plus entretenir la prostitution
Le t
rafic d'armes man de munitions
plu
s d'amalgame dans ma consommation

Armistice pour le cannabis
Ar
mistice pour le cannabis

Moi
j'plante par conviction
La
merde qu'on fume est une aberration
Henné
pétrole et autres goudrons
I
ront le moins possible dans mes poumons
On vole mes plantations
Mon c
½ur saigne c'est à juste raison
C'
est parce que j'aimerais bien
Que t
ous ces bouffons plantent leurs graines à la prochaine saison

Armistice pour leur cannabis
Armistice pour leur cannabis
Armistice pour le cannabis
Ar
mistice pour le cannabis

Moi
j'plante de la cannabis
Sur
qu'avec ça man on fait pas du pastis
On
s'la trinque pas on s'la roule en spliff
En di
scutant de son armistice

Arm
istice pour le cannabis
Armis
tice pour le cannabis
A
rmistice pour le cannabis
Ar
mistice pour le cannabis

# Posté le jeudi 13 avril 2006 06:26

Modifié le vendredi 09 février 2007 12:12

Interview

Interview
photo prise par nous


Bon bah voila une interview de Mali sur l'album Grain de sable. Il est long mais vraiment intéressant, il parle des morceaux de l'album, comment ils sont nés... faut juste avoir envie de se renseingner un peu. Moi au départ j'avait la flemme de lire mais bon c'est les vacances alors j'ai pris du temps pour le lire pasque ça m'intéressait quand même et puis ça vaut vraiment le coup d'être lu, biensur si on aime Tryo mais bon ce blog c'est plutot fait pour les gens qui aiment. Donc si vous avez du temps et si vous l'avez pas déja lus, prenez 5 minutes et après vous aurez envie de réécouter Grain de Sable en écoutant tous les détails de l'album.


Contrairement à ce que laisse penser votre nom, vous êtes plus que trois. Peux-tu présenter les différents membres du groupe ?
On est quatre dans le groupe et cinq
sur scène. Il y a Guizmo qui est l'un des auteurs compositeurs, il écrit pas mal de morceaux et il est chanteur guitariste. Ensuite, il y a Manu qui est à la guitare jazz. Il est aussi auteur compositeur d'un morceau sur le dernier album, le morceau "Monsieur Bibendum" Il est également au chant, mais c'est plus le soliste du groupe. Il y a Daniel, le quatrième de Tryo, il est arrivé un peu plus tard, il est aux percussions. Et puis, il y a moi, Mali, guitare chant. Je joue aussi du piano, de l'accordéon et je suis aussi auteur compositeur. Enfin, le cinquième, dont on parle assez rarement, l'homme de l'ombre, c'est Bibou. Il est là depuis le tout début de Tryo, depuis la toute première cassette, depuis les premiers concerts. Il est à la console son. En fait, au bout du compte, c'est devenu le manager du groupe.

Votre nouvel album est dans les bacs depuis le 2 juin. Comment s'est déroulée sa conception ?
On l'a
commencé à partir de septembre 2002. On le voulait pêchu. Le deuxième album était très calme, très ballade. Là, on avait vraiment envie d'être très "rentre dedans", d'avoir un album dynamique sur lequel on puisse danser. Ensuite, dans la conception, ce qui est très important, c'est l'ouverture. On a fait les albums précédents à nous cinq avec Bibou au son et on s'est rendu compte de nos limites. Sur ce troisième album, on s'est ouvert à deux personnes. La première c'est Hélène Bohy, notre professeur de chant. On prend des cours de chant ensemble depuis un an et demi. Elle nous a coaché sur les voix. On lui a demandé de venir en studio et elle est devenue une sorte de conseillère artistique. Elle nous a fait découvrir notre voix. La deuxième personne, c'est Dominique Ledudal, il a mixé l'album. Pour la première fois, on a filé nos bandes à quelqu'un d'extérieur au groupe. Avant, c'est toujours Bibou qui mixait. On est super content du mixage qu'il a fait, c'est un magicien. Au-delà de l'ingé son, c'est vraiment un artiste. Il s'est approprié les morceaux et il a donné une couleur à l'album. Il a eu des vrais partis pris, il a fait des choix. Il y a des lignes de guitare qu'il a gardées, il y a des choses qu'il n'a pas gardées, il a raccourci des intro. Il a fait ce travail toujours avec notre accord et il ne nous a jamais trahis. Ensuite on a enregistré pendant deux mois dans un ancien cinéma à Maisons-Alfort. On était dans un endroit où l'on n'avait pas de pression de temps. Ce n'était pas comme dans un studio que tu loues un mois et en un mois, tout doit être fini. Au début, on devait rester un mois, finalement, ça en a duré deux. Tout ça, c'était en novembre-décembre. Ensuite, l'album a été mixé en janvier-février et il est prêt depuis février.

Au départ, ce troisième album devait s'appeler "Avant l'Orage". Pourquoi avez-vous finalement choisi de l'appeler "Grain De Sable" ?
Pour nous, ce ti
tre "Avant l'Orage" était tiré d'un des morceaux de cet album qui s'appelle "Dans les Nuages". On l'avait choisi parce que l'on trouvait qu'il y avait dans cet album une espèce de tension par rapport au côté militant, au côté engagé. Et puis, on a eu l'idée de l'appeler "Grain De Sable" au Festival du Vent, un festival citoyen en Corse, un festival magnifique. Quand on a trouvé ce titre, on a plus voulu le lâcher, il a fait l'unanimité. "Grain De Sable", c'est parce que c'est un album où l'on dénonce pas mal de choses, où l'on est assez "rentre dedans" au niveau du discours. "Grain De Sable", ça permet de remettre les choses à leur place. Voilà, cela n'est qu'un "Grain de Sable", ce n'est qu'un album, ce n'est que de la musique. En même temps, un "Grain De Sable", ça peut entrer dans le rouage et ça peut changer les choses. Et puis, lorsque que tu es adhérent d'Attac et que tu es inscrit sur la mailing list, tu reçois chaque semaine une lettre. C'est une sorte de point sur la situation du monde. Cette lettre s'appelle "Grain De Sable". Tout cela fait que l'on a préféré appeler cet album "Grain de Sable" au lieu d'"Avant l'Orage". A chaque fois, sur les titres, on galère et on les trouve à la va vite. Là, c'est vrai qu'on s'y est vachement plus penché. Ca nous semblait plus important à cause du côté militant.

Effectivement, à l'écoute de cet album, on a l'impression qu'il est plus engagé et plus incisif que les deux précédents. Comment expliques-tu cette évolution ?
Je pense que l'on a vachement évo
lué, on a vachement grandi. Sur les deux premiers albums, on était plus axé sur la politique française, sur la France. Or là, nous dans notre vie, entre le deuxième et le troisième album, on a chacun vécu des choses, on a mené des actions. Je t'ai parlé d'Attac dont nous sommes adhérents. Il y a aussi l'association "Survie" et Greenpeace... On s'est ouvert avec le militantisme et l'engagement et on s'est rendu compte qu'on est obligé d'avoir une vision globale. Notre militantisme n'a pas vraiment changé, mais c'est vrai que notre discours s'est peut-être un peu aiguisé
Notre militantisme n
'a pas vraiment changé, mais c'est vrai que notre discours s'est peut-être un peu aiguisé. Il y a des thèmes que l'on n'aurait jamais abordés avant et qu'on aborde là. Je pense par exemple à des morceaux comme "Pompe à Fric". "Pompe à Fric", c'est le fruit de la lecture de textes écrits par le président de l'association "Survie", des textes où ils dénoncent la politique française menée par les différents hommes politiques et industriels en Afrique. Ce titre est une sorte de transcription en chanson de tout ce qu'a pu écrire ce gars là dans ces bouquins. Maintenant, sur l'album tu as aussi des chansons qui n'ont rien à voir avec tout ça. Tu as des morceaux d'amour et ça fait du bien. Tu as des morceaux légers qui permettent un petit peu d'aérer tout ça. C'est un peu comme Renaud. Moi, ce que j'adorais chez lui, c'est que d'un côté il écrit des morceaux super militants où il dénonce la société et de l'autre, il arrive à faire chialer sur un titre en parlant de sa fille ou de sa femme en cloque. Cette espèce de contraste, ça nous plait vachement.

Il se dégage également un côté un peu enfantin de cet album : les textes de certains morceaux, la pochette... Cela est-il lié au fait que Guyzmo est devenu papa ?
C'est ca
rrément ça ! Guyzmo est papa d'un petit garçon depuis trois ans. Le thème de l'enfance est très présent dans tous les morceaux qu'il a écrits. Pour lui, le thème de l'enfant est incontournable. Son militantisme est même vécu par rapport à son enfant. Ca permet d'avoir un côté positif. Je pense par exemple au morceau "G8". Au début, c'est un sacré état des lieux du monde, mais il y a toujours ce côté positif. Il y a la présence de l'enfant derrière qui fait que de toute façon on vit dans ce monde là et qu'il faut l'accepter tel quel. C'est ce qui peut nous motiver à le changer. Si on ne le fait pas pour nous, au moins, on le fera pour nos enfants, pour ceux qui viendront derrière nous. Et puis, en plus, nous, on a un côté enfant. Notre musique plait aux mômes, et quand je dis les mômes, c'est vraiment les petits. Des morceaux comme "La Débandade" sur le deuxième album ou là "Monsieur Bibendum", ce sont des morceaux qui plaisent vachement aux enfants. C'est quelque chose dont on est vachement fier. Pour la pochette, c'est un parcours de bille. Au début, comme symbole, on avait même pensé à un caddie pour enfant. Dès le début, on a voulu axer sur le thème de l'enfance.

Comme tu l'évoquais, le morceau "G8" est lié à votre rencontre avec les dirigeants d'Attac Qu'avez vous voulu dénoncer dans ce morceau ? Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir adhérent d'Attac ?
T
out simplement, ce n'est pas huit pays qui doivent diriger les 300 autres. C'est dans une vision unitaire que l'on doit envisager la mondialisation et que l'on doit mettre le citoyen au coeur de la mondialisation. Avec les événements que l'on a vus, comme la guerre en Irak, il ne faut plus qu'un seul homme décide contre l'avis de tout le monde pour des intérêts purement économiques. Il ne faut plus qu'un seul homme décide de partire en guerre contre un pays. Dans "G8" c'est un petit peu ce que l'on a voulu raconter. Et puis, pour nous, Attak est une vraie alternative, c'est peut être la seule aujourd'hui. Peut être qu'il y en a d'autres qui vont naître, mais, l'idée de taxer les grands flux financiers et les grands échanges commerciaux pour distribuer aux pays pauvres et aux pays en voie de développement, ça paraît un peu une évidence. En même temps, nous, on se sent vachement proche de tout le mouvement alter mondialiste.

Parmi les sujets épineux traités sur cet album, il y a la situation au proche orient avec le morceau "La Vie m'a Mis Là". Quel a été votre intention en réalisant ce titre ?
C'est un t
itre assez particulier. Ca faisait très longtemps que j'avais envie d'écrire un texte sur le conflit israélo palestinien. Mais, je n'avais jamais trouvé l'angle. C'est un sujet difficile et dès que tu commences à entrer dans ce sujet là, tu t'attires les foudres des uns et des autres. Ce titre raconte l'histoire d'un enfant. C'est un titre qui fait couler beaucoup d'encre, on reçoit du courrier tous les jours. Cet enfant va se faire sauter, c'est un kamikaze. Il est persuadé qu'il fait la bonne chose, qu'il va rejoindre le paradis, que c'est sa seule chose qui lui reste et que c'est son seul moyen de communiquer avec le monde. Cela devrait éveiller l'attention de tout le monde. Il n'y a rien de pire que quelqu'un qui va donner sa vie pour défendre une cause
Aujourd'hui,
en 2003, il y a des gens, des palestiniens, pour qui il ne reste plus que ce moyen là. Pour moi, c'est quelque chose qui me révolte totalement. Cela devrait éveiller l'attention de tout le monde. Il n'y a rien de pire que quelqu'un qui va donner sa vie pour défendre une cause. On est dans du terrorisme et c'est ce qu'il y a de plus ignoble de plus terrible. En plus, La personne qui va se faire sauter la gueule est complètement manipulée, elle n'est pas elle-même. Enfin, il y a une sorte de banalisation de ces actions : Encore un kamikaze ! Encore des morts en Israël à cause d'un mec qui s'est fait sauter ! Encore... Et ce n'est pas fini, et ce n'est que le début ! Je pense que plus on va avancer, plus ce genre d'action va avoir lieu. Alors, je me suis mis à la place d'un palestinien, je ne me suis pas mis à la place d'un israélien, c'est ce que l'on va peut être me reprocher. C'est peut être mon côté pro palestinien qui ressort, mais quand je vois les dernières élections en Israël, ça me fait vachement peur. Quand je vois la politique de Sharon avec son copain Bush, je trouve ça vraiment terrible. "La Vie m'a Mis Là" est un morceau qui peut être vachement mal pris. C'est un sujet super casse gueule et on a vachement réfléchi avant de le mettre. Mais, au bout d'un moment, il faut mettre les pieds dedans, il faut y aller. Et d'ailleurs, j'aimerais beaucoup aller jouer là-bas. On ne pourra pas vu la conjoncture actuelle mais, ça fait très longtemps que Tryo voudrait aller jouer là-bas. On aimerait bien aller jouer à Bagdad aussi. Ca, on va certainement y aller. On a crée un collectif "Ensemble Contre la Guerre". La suite du collectif, ça serait de créer un pont, de partir là-bas pour aller jouer et pour témoigner, pour voir ce qu'il en est du peuple. Ca devrait se réaliser, pas forcément tout de suite, mais dans les années à venir.

Dans cet album vous tapez aussi sur "Les Ordures Télévisuelles" dans le titre "Sortez les". Ne craignez-vous pas que les messages que vous souhaitez diffuser soient complètement brouillés à force de prendre régulièrement position sur des faits de société du moment ?
Il y a u
n journaliste qui a écrit récemment que Tryo était consensuel parce que l'on disait que la télé et le G8, ce n'est pas bien. J'ai lu un article : "Tryo, a quand la trêve de bons sentiments ?". Alors, ça, ça m'énerve ! Ca me touche vachement ! Tout ça c'est sincère ! Il y a une espèce de rage que l'on a en nous avec une putain d'envie de faire avancer les choses ! Dès que l'on remue trop, dès que l'on ouvre un peu sa gueule, il y a toujours des gens qui sont là pour dire vous en faites trop. Ce sont les règles du jeu. C'est vrai que lorsque l'on a réécouté l'album, on s'est dit : on va nous sortir ça. Tout, ça, tu vois, c'est le reflet de notre vie. Après, on pourra nous reprocher d'en faire trop, d'aller dans tous les sens, mais tout ça, ça reste hyper sincère .
Les Tryo
, ils servent de l'antisocial à toutes les sauces. Maintenant, on est n'est pas à la Samaritaine des grandes causes. Tout ça se sont des mots, des chansons et au-delà on est militant dans la vie. En fait, tout, ça, tu vois, c'est le reflet de notre vie. Après, on pourra nous reprocher d'en faire trop, d'aller dans tous les sens, mais tout ça, ça reste hyper sincère. De plus, l'absence d'engagement de la plupart des groupes, c'est peut-être aussi cela qui nous motive à en faire plus. Nous, on est très fier de nos combats, de nos mots. Enfin, si dans le public jeune que l'on a, si dans les jeunes qui écoutent l'album, il y en a qui se posent les questions : Qu'est-ce que c'est que le G8 ? Est-ce que c'est vrai que le gouvernement français écoulait sa vache folle au Nigeria à deux francs le kilo ? Si tout ça, ça peut éveiller un brin de conscience, et bien pour nous c'est gagné. Si ce n'est pas l'artiste qui prend position aujourd'hui, qui va le faire ? Ce sont des gens comme Brassens qui ont permis de tourner l'état en dérision. Moi, j'ai appris la société et peut-être même la politique avec des chansons de Renaud. Pour moi, c'est donc un truc que je continue avec Tryo.

Dans un autre registre, "Apocalypticodramatic" fait référence à une histoire qui t'est personnelle. Quel est le contexte qui est à l'origine de ce morceau?
C'est un mor
ceau que j'ai écrit, il y a longtemps, il y a cinq ans. C'est un morceau que Manu a absolument voulu mettre sur l'album parce qu'il adorait la mélodie. Ce morceau, c'est quelqu'un qui a un ami à lui, très proche, qui est resté bloqué à cause de cachetons. Quels cachetons ? Comment ? On ne le sait pas. Cette personne en veut au mouvement techno et rejette tout sur ce mouvement. Il y en a beaucoup qui ont pris ce morceau pour un morceau anti techno alors que ce n'est pas du tout le cas. Pour moi, la musique électro, je kiffe et ça m'arrive d'aller dans des raves, des Teknival. Comme pour "La Vie m'a Mis Là", c'est un angle. Ce titre met le doigt sur le lien entre la dope et ce milieu là. J'ai écrit ce morceau par rapport à une histoire effectivement complètement personnelle. J'ai connu des gens qui sont restés bloqués. Ca m'a fait énormément de mal et j'en ai énormément voulu à la terre entière. Tu ne sais pas à qui en vouloir à ces moments là. J'adore le mouvement électro, mais le lien avec les jeunes qui se défoncent la gueule, c'est un truc qui me fait vachement mal, d'autant plus que j'ai l'impression que tout le monde s'en fout. Je suis allé dans des boites électro à Paris, tu vois les yeux des gens, c'est n'importe quoi, ça me fait flipper. Ce que l'on a surtout cherché à faire dans ce morceau, c'est mettre mal à l'aise l'auditeur. C'est pour cette raison que l'on a aussi fait les arrangements avec des violons. Il fallait vraiment qu'il y ait le côté "tu vas écouter le morceau, tu vas flipper" qui ressorte. On a vachement travaillé les voix, il y a la voix de Manu qui hurle à la fin. Ce morceau, c'est comme une menace.

Est-ce que cette réputation de fêtard et de personnage un peu porté sur la boisson, qu'on te colle sur le morceau "Désolé pour hier" est justifiée ?
Oh !
C'est une boutade ce morceau ! Je suis effectivement monté en haut d'un chapiteau lors d'un anniversaire de Guizmo un peu arrosé. Tout le monde s'en souvient, le chapiteau s'en souvient encore, la Bretagne s'en souvient... C'est vrai, j'aime la fête, la fête fait partie de moi. Qui dit fête, dit aussi alcool, mais je ne suis pas alcoolique ! Ce qui me fait marrer dans ce morceau, c'est le côté : "J'arrête"... Et puis, une semaine après, c'est reparti ! Maintenant, c'est clair que ça va me faire une réputation ce titre ! Ma maman était la première surprise. Entre ça et le morceau sur les cachets, c'est terrible ! Quand mes enfants entendront ça ! (rires)

Il y a quelques surprises dans "Grain De Sable". Il y a notamment des plages cachées...
Il y a ple
in de trucs cachés que les gens ne savent pas ! Il y a deux trucs cachés, il y a deux bêtisiers, il y a le bêtisier image et le bêtisier son. Le bêtisier son est avant la première plage. Pour le bêtisier image, tu mets le CD dans ton ordinateur et tu vas le trouver. Avec les deux premiers albums, on avait fait un bêtisier qui a vachement plu aux gens. Le bêtisier, c'est une sorte de tradition chez Tryo. Sur le premier album, on l'avait mis pour déconner. Du coup sur le deuxième album, on l'a remis parce que les gens s'y attendaient. Ca fait un peu partie de notre univers de montrer les coulisses. Il y a donc un bêtisier son et un bêtisier image, mais tout ça, il ne faut pas le dire...C'est marrant d'ailleurs parce que j'en entends très peu parler. Le seul lien qui le mentionne c'est en fait dans les remerciements, ou l'on remercie Daniel qui les a réalisés.

Il y a aussi un titre fantôme, "COGEMA". Ce morceau devait figurer sur l'album et finalement il n'y ait pas. Pour quelles raisons avez-vous renoncé à le mettre ?
La Cogem
a est une entreprise qui s'occupe de retraiter les déchets nucléaires. En gros, si l'on cherche des armes de destruction massive en France, c'est à la Hague qu'on les trouve (NDLR : La Hague est un parc de stockage de déchet nucléaire). Par rapport à "Cogema", on a eu pas mal de mise en garde. En gros, on nous a dits que si l'on sortait ce morceau, la Cogema nous attaquerait. A priori, on s'en foutait, mais il se trouve que ça pouvait remettre en cause la sortie de l'album. On encourait le risque que l'album soit retiré des bacs. On a travaillé avec Greenpeace, on a parlé avec leurs avocats, avec les notre. En France, tu ne peux pas vraiment toucher au nucléaire. Ce sont des gens qui passent leur temps à faire des procès
En France, t
u ne peux pas vraiment toucher au nucaire. Ce sont des gens qui passent leur temps à faire des procès. On a préféré être plus intelligent. Si on sortait cet album avec ce titre, on se faisait attaquer et on aurait perdu le procès pour diffamation. Il y a une phrase dans la chanson qui dit "Adolphe Nucléaire existe, il est français", en gros le nucléaire, c'est des fachos. On a donc préféré attendre. Pour l'instant, on a fait un clip et il sera diffusé sur internet à la rentrée. On joue aussi ce morceau sur scène lors de nos concerts. En fait, "Cogema" figurera sur notre prochain live, mais il ne sera pas dans sa version originale. On est en train de changer le morceau pour qu'il soit inattaquable tout en veillant à ce que le sens soit le même. Comme on n'a pas envie de filer de la thune à la Cogema, la parade que l'on a trouvée, c'est d'appeler ce morceau "Togema" Donc, sur scène on chantera "Cogema" et sur le live, ce sera une version "Togema".

Avec la sortie de l'album, vous êtes également en tournée depuis début juin. Quel a été l'accueil du public ?
On a comme
ncé la tournée, l'album n'était pas encore tout à fait sorti. D'habitude notre public chante tous les morceaux. Là, vu qu'il ne pouvait pas connaître les nouveaux morceaux, notre public a fermé sa gueule. Mais, plus on a avancé dans le temps, plus les gens se sont déjà appropriés les morceaux. On a halluciné : Cinq jours après la sortie, on a eu des gens qui connaissaient déjà les morceaux par choeur. Du coup, le côté pêchu que l'on voulait avor sir ce troisième album se ressent vachement sur scènes. On a gardé les morceaux, les plus dansants, les plus dynamiques, il y a donc carrément un côté rock'n roll qu'il n'y avait pas avant. Pour l'instant, l'accueil est très bon.

Vous avez créé deux structures : Salut O Production et Salut O Edition. Quels sont les projets pour le groupe et pour ces deux structures ?
Pour l'instant, pour Tryo, c'est la tournée. On est sur la route jusqu'en décembre. En janvier on est en pause, en février on part au Québec. On va préparer un live qui va certainement sortir à la rentrée 2004. On commence déjà à s'y préparer, à s'interroger sur la forme que cela va avoir. Ensuite par rapport aux structures, pour la boite d'édition, on travaille avec différents groupes. Il y a des groupes comme les Percubabas, les Ogres de Barback. On travaille avec un groupe, il s'appelle Fanch, c est un groupe de chanson française, il joue de la guitare. Il a fait toutes nos premières parties à la cigale et il fera très certainement nos premières parties à la rentrée. Il est en train de faire son premier album. Enfin, pour la boite de prod, on est sur le live de la Rue Ketanou. Maintenant, on n'est pas des super producteurs, le cigare à la bouche, genre on va vendre pleins d'albums. C'est vraiment plus de l'aide. Nous sommes les premiers à dire que l'indépendance est une bonne chose, on ne va donc pas commencer à prendre en édition les titres des autres artistes. Finalement, on fait de l'accompagnement, c'est une question de rencontre. L'idée, c'est plus : comment aider quelqu'un de manière intelligente sans le bouffer, sans mettre la main mise sur lui, tout en le respectant, tout en essayant de le promouvoir. C'est vraiment la tâche que l'on s'est fixé et on en est très content.

Après trois albums, et huit années passées ensemble, quel regard portes-tu sur l'évolution du groupe ?
Quand je re
garde derrière, je suis comme un môme qui regarde un peu un rêve. L'histoire qui nous est arrivée est une histoire complètement incroyable. On se rend vraiment compte que l'on a une chance inouïe. Quand on voit le succès que l'on a eu sur le premier album, quand on voit comment notre musique est arrivée, comment elle est diffusée de la mano à la mano, du bouche à oreille sans avoir forcément besoin des médias, on est vachement fier. C'est le public qui nous a mis là et c'est le public qui nous fera sortir
On remet aussi les ch
oses à leur place. Ce sont vraiment les gens, le public qui nous a choisi. C'est le public qui nous a mis là et c'est le public qui nous fera sortir. Enfin, on en est super content et super fier de cet album. Le deuxième, on ne l'écoutait pas trop. On l'écoutait au début et quand il est sorti, après on ne l'écoutait jamais. Ce dernier album, on l'écoute parce qu'il est passé dans les mains der quelqu'un d'autre avant. Le fait que quelqu'un d'autre l'ait mixé nous a permis d'avoir du recul. Cet album nous ressemble vachement. On s'est permis des choses qu'on n'aurait jamais osées auparavant. J'ai aussi l'impression que l'on s"éloigne un petit peu du reggae. Il y a trois quatre ans, on disait : on fait du reggae acoustique. Maintenant, on dit qu'on fait de la chanson avec des influences reggae.

Par Olivier Dela
y

# Posté le jeudi 13 avril 2006 06:48

Modifié le vendredi 09 février 2007 12:16

Pause

Pause
photo prise par nous


Guizmo fait aussi partis de Pause (sorte de reformation de M'Panada), voilà un article que j'ai eu biensur sur le site de Pause et qui est plutot bien foutu pour décrire le groupe. L'album est repoussé à septembre 2006 donc faut attendre encore et pour l'instant on se contente des extraits, ou la vidéo aussi qui est vraiment pas mal dans le studio de Guiz (sympa le studio en tout cas), sur le site ou alors ils ont déja pas mal de concert prévu.

Pause


« In
terruption momentanée d'une activité, d'un travail ; Temps de repos interrompant un exercice, une marche » Dictionnaire Petit Robert.
Pau
se est un collectif né à l'initiative de Guizmo, de la rencontre d'artistes d'horizons divers, et de l'envie de partager une nouvelle aventure... Pause propose un mélange de chanson, de rock et de reggae, avec, entre autres, des incursions de rap et d'électro-jazz.

« J'me
ts la dose, j'fais la pause, j'aime à mort, j'ose métamorphose » (extrait de “Métamorphose”)

Pa
use, c'est d'abord 7 musiciens : Guizmo et Tof au chant, le duo Babar/Seb à la basse et à la batterie, Toma aux claviers, et enfin, Oliv' et Daniel pour les guitares... Mais c'est aussi pleins d'amis invités pour l'album : la section cuivre de Mister Gang/Tryo, Brice des Fils de Teuhpu, Fred de Magma, une partie de Gnawa Diffusion, Imhotep d'IAM, Timike du P'tit Dernier/Mister Gang, Laurent Zeller et enfin, Manu, Danielito de Tryo et Pablo du P'tit Dernier...

«
Et laisse-toi aller, et laisse-toi tranquille, et fais-toi ta traversée, arrête-toi sur chaque île » (extrait de “Laisse-toi aller”)

A
vec Pause, c'est l'occasion de s'arrêter, de faire le point sur le sens qu'on donne à sa vie, de se mettre sur le bord de la route pour voir où va le monde, d'évaluer la situation. Mais aussi, de s'amuser, d'échanger, de vivre, le temps d'une pause...

# Posté le jeudi 13 avril 2006 07:09

Modifié le mardi 17 juillet 2007 06:52